Quand je paie un expert, je veux tout sauf un « YES MAN. »

Quand je paie un expert, je veux tout sauf un « YES MAN. »

Plus un partenaire d'affaires dit oui à tout, moins j’ai confiance en lui.

En recrutement de personnel en finance et comptabilité, on reçoit des demandes qui sont complètement démesurées de la part de certaines entreprises. Des demandes qu’on ne pourrait jamais accepter sans être incohérents avec nos valeurs, ou l’équité qu’on doit à nos clients existants.

Je crois à la flexibilité.
Mais je crois encore plus au jugement.

Quand une personne accepte chaque demande, même les moins raisonnables, je me pose une question :

Où sont ses limites?

Si tu n’es pas capable de protéger la valeur de tes services ou de tes décisions.
Comment avoir confiance que tu auras le jugement nécessaire pour protéger MES intérêts?

À mes yeux, un partenaire stratégique en finance et comptabilité n’est pas celui qui dit oui à tout.
C’est celui qui est capable de dire non quand c’est la bonne décision.

Dire non, ce n'est pas fermer une porte. C’est parfois la meilleure façon de démontrer que ton jugement vaut autant que ton expertise.

« Elle a quel âge, Monique? »

« Elle a quel âge, Monique? »

Et oui. Une question que je me fais encore poser par certaines entreprises.

Et ce n’est ni une question à laquelle je peux répondre ni une question qu'on devrait me poser.

Je ne t'apprends rien. L’âgisme existe encore sur le marché du travail.

L'âge n'est pas la bonne question.
La seule qui compte, c'est ce qu'elle peut apporter à ton entreprise.

Il y a 7 ans, j’ai rencontré Monique. Une candidate proche de la retraite.

« Clémence, j’en mange du travail. J’ai encore tellement à donner. Mes enfants sont grands maintenant. Une semaine de 60 heures s'il le faut il le faut. »

Elle faisait Sherbrooke-Montréal chaque semaine pour le travail.

Monique est la candidate qui m'a le plus marquée dans mon parcours.
Et je n’ai jamais retenu son âge.
J’ai retenu son attitude.

Le problème n'est pas l’âge.
C’est tout ce qu’on s’imagine à cause de lui.

Arrête de recruter un chiffre.
Recrute une personne.

#purrh#recrutement#agisme
#emploi#non#attitude

Novembre 2024. Véronique n’y croyait plus.

Novembre 2024. Véronique n’y croyait plus.

Je l’ai présentée sur 8 postes de comptabilité en 5 mois.
Les entreprises l’aimaient mais choisissaient toujours « l’autre ».

Un jour, elle m'a appelé en pleurant. Elle pensait que le problème, c’était elle.
Ajouté a ça, son chômage se terminait.

Elle m’a demandé pourquoi je continuais de croire en elle?
Mais ce n’était pas elle, le « problème ».
C’était le contexte.

Marché au ralenti. Période des fêtes qui arrivait.
Décisions internes. Gel d’embauches.

Il y a 1001 facteurs qui font que tu n'es pas retenue suite à une entrevue. Et parfois ça n’a même pas de lien avec TOI.

Je me rappelle lui avoir dit :
« Je ne t’enverrais pas si je ne croyais pas en toi.

Ça a pris du temps mais on l’a trouvée.
Et elle m’a rappelée, en pleurant de joie cette fois.

À toi qui est en recherche d'emploi, si tu n’es pas retenu suite à une entrevue garde espoir.
La recherche d’emploi, C’EST un emploi en soi.

Si je continue de te présenter, c’est que j’y crois.
Et souvent, mon rôle, c’est de te donner confiance le temps que toi tu l’as retrouve 💫

Juste avant Noël, David m’a contacté

Juste avant Noël, David m’a contacté

Papa monoparental, tout juste séparé, fraîchement diplômé en comptabilité et en recherche d’emploi depuis des mois. Il en a arraché et son histoire m'a touchée.

Découragé.
Mais vrai. Vulnérable. Déterminé x 1000.
Je l’ai tout de suite aimé.

Je me suis fait une mission de lui trouver un emploi avant Noël. Malheureusement à ce moment-là, tous mes postes sans exception étaient senior.

Malgré tout, il a été retenu en entrevue; UNE entreprise lui a donné sa chance.

J’ai rarement autant souhaité qu’un candidat soit choisi.
Il n’a pas été choisi, mais mes clients l’ont longuement considéré et le choix fût difficile.

Et ça, ça veut tout dire.

Il m’a réécrit pour me dire que ça lui avait redonné confiance dans sa recherche d’emploi.

Ce n’était pas la fin que j’espérais.

Mais j’étais heureuse de voir qu’il avait repris confiance pour la suite et ça m’a rappelé exactement pourquoi je fais ce métier-là.

La bonne opportunité peut prendre du temps mais elle arrive toujours.

David je ne t’oublie pas. 🤍 ✨

Tu es recruteur et tu veux connaître le succès? J’ai LE meilleur truc et il est infaillible.

Tu es recruteur et tu veux connaître le succès? J’ai LE meilleur truc et il est infaillible.

Dans mon dernier emploi, je gagnais des voyages chaque année pour mes résultats.

Avril 2021. Départ pour Cancun la semaine suivante. Je me rappelle qu’un collègue m'ait dit :

"J’espère qu’ils n’annuleront pas le voyage sinon ce serait vraiment plate pour vous."

J’ai compris automatiquement pourquoi mon collègue ne gagnait pas les voyages.

Imaginez 2 secondes les retombées médiatiques pour une grande entreprise qui envoie un avion rempli d’employés à l’étranger malgré les recommandations du gouvernement à ce moment-là en pleine pandémie.

Ça m’a frappée.

Parce que le succès en recrutement ne vient pas de ce que tu veux, il vient de ta capacité à connaître et comprendre l’employeur.

Si tu n’es pas capable de te mettre à sa place, de comprendre ce qui se passe derrière l’entreprise; les rouages, la croissance, les projets à venir, les politiques, les risques, la vision, tu feras peut-être un placement.

Mais tu ne seras jamais capable d’anticiper les besoins à plus long terme.

Les virages stratégiques, les restructurations, les croissances, bref les besoins de main-d’oeuvre avant même qu’ils ne soient formulés.

Le meilleur truc en recrutement, c’est de pousser la réflexion plus loin.

Parce qu’un recruteur qui comprend l’entreprise crée de la valeur.
Et un recruteur qui crée de la valeur ne peut connaître que le succès. ✨

Ne fais pas la même erreur que celle que j’ai commise

Ne fais pas la même erreur que celle que j’ai commise

Embauche! Même en fin d'année.

J'ai voulu être prudente.

On m'avait dit : « Tu vas le sentir quand ce sera le bon moment. »

Je l'ai senti et j’ai embauché.

Mais pas assez pour tout ce qui est arrivé.

La croissance, c'est un beau problème.
Mais si tu n'as pas les bonnes personnes, au bon moment, ça peut rapidement devenir 𝐮𝐧 𝐠𝐨𝐮𝐥𝐨𝐭 𝐝’𝐞́𝐭𝐫𝐚𝐧𝐠𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭.

C'est dans les dernières semaines que ça m'a
rattrapée. Ce que je pensais être un ralentissement ne l'était pas.

C'était plutôt un signal que ma structure devait suivre le rythme.

La croissance, c'est un privilège.
Mais mal anticipée, elle devient un risque.
Il faut savoir l'accueillir et surtout, la soutenir.
Sinon, tout peut basculer très vite.

Ma pire erreur? Ou plutôt mon plus grand apprentissage de 2025. Parce qu’en affaires, on n’a jamais fini d’apprendre.✨